Alerte sécheresse

Bonjour.

Message d'alerte sécheresse. 2011

Ce message est adressé prioritairement aux autorités scientifiques et à Messieurs les conseillés d' état qui traitent du climat, du changement climatique, de la ressource de l' EAU, de la gestion des Forêts et de l' Agriculture. 

Messieurs les ingénieurs, scientifiques et autres spécialistes des Eaux et Forêts il est temps que vous preniez vos responsabilités.
La politique de boisement du plateau de Millevaches est à remettre en cause,vos décisions n'étaient pas mauvaises mais les conditions climatiques sont changées, il est urgent compte tenu du changement de la pluviométrie, de l'augmentation des températures que vous reveniez en arrière ( la plantation massive du plateau de Millevaches en résineux tourne à la catastrophe ) et que vous reconsidériez la Politique Forestière Française.
C'est à vous de prévenir les commissions spécialisées et les membres du Gouvernement concernés.

Nous pensons et espérons que les politiques Agricole et Forestière doivent être traitées au niveau Européen en priorité.

Le plateau de Millevaches a soif et les résineux boivent  ( jusqu'à quand ? )

Sur la tête du bassin Vézère, le niveau d'eau perd au minimum 1 cm tout les 2 jours. Relevé au pont de Bugeat " 19 " Information Certifiée par un Garde Pêche Agréé et Assermenté, voir les relevés sur la page Vézère.

SOSMILLEVACHES vous remercie pour votre écoute.

Le président
guy OBRY

 

 

 

Commentaires (6)

1. Palluet bernard 17/10/2011

Bonjour à tous ceux qui prendront le temps de lire l’expression ci après.
Comment une association qui exprime la volonté de défendre l’environnement et la qualité de vie sur le plateau de Millevaches ne pourrait-elle ne pas être sympathique à tout habitant ou acteur du plateau ? Comment un habitant acteur en tant que forestier n’aurait-il pas envie de participer à cette noble entreprise ?
Pourtant, à la lecture des maux attribués aux résineux, l’empathie naturelle qui m’habite habituellement se trouve rapidement lessivée ; non pas à cause des sonnettes d’alarme tirées, mais en vertu de la partialité des jugements portés. Une fois encore, s’agissant d’environnement, on tombe dans la caricature gratuite. En effet, pour être crédible, encore faut-il utiliser une argumentation et que cette dernière soit fondée sur des faits avérés. Or, je ne trouve pas cela.
Comme je suis de nature optimiste et enclin à voir le bon coté des choses, j’en déduis qu’il s’agit de provocation utilisée pour faire réagir et réfléchir…
Le fait aujourd’hui, c’est qu’une partie du plateau de Millevaches a été boisé pour que, dans l’esprit des pionniers de l’époque, le boisement apporte une richesse économique qui avait fui la région et une meilleure vie à ses habitants. Il se trouve que ce sont les résineux qui ont été choisi pour des raisons d’adaptation au milieu et de production . Ce projet a réussi : une filière se développe, crée de l’emploi et augure bien de l’avenir dans un monde à la recherche de capacités à capter du carbone. Certes, on est parfois allé trop loin et des erreurs ont été faites, certes avec la nouveauté on apprend et on acquiert de l’expérience et rien n’est définitivement figé. Toutefois on ne reviendra pas en arrière. Il faut donc composer utilement.
Pour ce qui est du rôle négatif des résineux sur l’eau, les choses ne sont pas aussi simplistes que présentées. Que les boisements soit constitués de résineux ou de feuillus ne changerait rien . En période de végétation, les végétaux consomment de l’eau… et cette année il n’a pas plu ! Il suffit de regarder ce qui se passe, avec les plus grands capteurs d’eau que sont les tourbières . Rien n’a empêché qu’elle reçoivent toute l’eau de l’année puisque par définition elles ne sont pas boisées. Pourtant elles sont sèches au point de porter et les ruisseaux qui les drainent sont au plus bas!
Certes un boisement (feuillu ou résineux) intercepte une partie de l’eau de pluie par évapo-transpiration et consomme de l’eau pendant la période de végétation ; mais il faut savoir que ce n’est pas pendant cette période que les sources se rechargent, mais uniquement en dehors d e la période de croissance. Au contraire, les boisements régulent et filtrent prévenant des incidents climatiques subits ( crues et inondations) et garantissant la qualité des eaux potables à cause de l’espacement des activités sur les périmètre de captage et de l’absence d’utilisation d’intrants (nitrates ou autres pesticides…) .

En revanche, la perméabilité du couvert concoure à réduire l’interception et à permettre l’arrivée d’une plus grande partie des précipitations au sol. La réponse au problème réside essentiellement dans le dosage que l’on effectue soit à la plantation avec des mélanges : Un essence à couvert dense avec une à couvert léger (ex épicéa – mélèze ou douglas mélèze) ou à l’occasion des éclaircies . Une sylviculture dynamique est donc plutôt favorable. Sait-on qu’une hétraie est plus imperméable qu’un mélèzin ou une pineraie ?
Les changements à effectuer ne sont donc pas dans la condamnation des résineux ou d’une essence par rapport à une autre, mais dans les pratiques. C’est dans la formation des techniciens, des opérateurs et des sylviculteurs qu’il faut orienter les efforts.
Pour ceux que cela intéresse, voyez le dossier sur l’eau que la coopérative CFBL a travaillé en 2010 et mis en ligne sur son site :

http://www.cfbl.fr/ImgContenu/FR/File/espacesadherents/dossier-eau-foret_avril2011.pdf

B PALLUET
Responsable Environnement du Groupe Coopération forestière
Directeur Adjoint de CFBL

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