Le déséquilibre pluviométrie et les résineux

votre_banniere-2.gifLes conséquences de la sècheresse sur le Plateau de Millevaches.

Observations :
Le climat change, nous devrions dire les climats changent. La température moyenne de notre planète la TERRE augmente avec des effets contrastés comme : tornade, tempête, inondation, sécheresse, incendie, tempête de grêle, tempête de neige, grands froids, progression des déserts, fonte des glaciers de la banquise et montée des Océans.
Sur le plateau de Millevaches, sur la tête du bassin Vézère nous constatons des grands froids ce qui est normal à cette altitude.
Ce qui est anormal,
ce sont les températures qui fluctuent très vite et sur de grandes amplitudes, la modification des périodes d'apparition des saisons, la constante augmentation de la température et la modification des cycles de la pluviométrie.
La quantité d'eau, pluie, neige, qu'il tombe annuellement sur le plateau de Millevaches semble stable, sauf pour 2011 (moins 20% en moyenne).
Nous avons des périodes courtes de pluies abondantes et des périodes longues de sécheresse avec des hausses de température élevées.
Ces modifications entraînent de graves et importantes perturbations sur l'hydrologie du Plateau. La tête du bassin Vézère est très sensible à ces modifications climatiques.

La Vienne, la Corrèze et la Vézère sont les plus grosses rivières menacées.

Constat sur l'année 2011 :
Depuis 1997, les treize années les plus chaudes qu'a connues la planète, dans ce dernier siècle, sont toutes concentrées sur les quinze dernières années. (relevé et publié par l'agence de l'ONU spécialisée sur les données météo, dans un document présenté à Durban (Afrique du Sud)).
Information confirmée par météo-France le 27 décembre 2011, pour la France , on relève pour 2011 une augmentation de température de : 1,5 ° en moyenne et un déficit pluviométrique moyen de : moins 20 %

Les cours d'eau sont en étiage quasiment toute l'année sauf sur les courtes périodes de pluies ce qui engendre des crues rapides. Les effets de l'importance et de la fréquence de ces étiages à répétition sont :
- L'assèchement progressif du Plateau de Millevaches, château d'eau de la France.
- Les crues rapides et violentes, ravinent les sols nus et secs des sous-bois de résineux, creusent et effondrent les rives, ce qui accentue l'ensablement des cours d'eau détruisant les frayères.
- La disparition pendant des mois, de sources et de ruisseaux, ce qui détruit la totalité de la faune et de la flore aquatiques de ces eaux.
- L'assèchement des zones humides et des tourbières.
- Les cours d'eau en étiage ont une eau plus chaude et la micro-faune aquatique qui n'est pas adaptée à ces eaux chaudes régresse.
- La faune piscicole ne supporte pas ces eaux chaudes où l'oxygène y est plus rare par: le manque de débit, le brassage trop faible et la chaleur. La faune piscicole devient plus fragile aux maladies, aux prédateurs et dépérit par le manque de nourriture (micro-faune). Les poissons se retrouvent prisonniers de trous d'eau où ils agonissent et meurent par asphyxie.
- La raréfaction de la truite Fario avant son extinction.
Remarque :
La France est touchée par la sécheresse depuis le printemps, le Plateau de Millevaches est dans le rouge; voir les cartes du lien ci-dessous
Vous trouverez par le lien ci-dessous toutes les informations qui confirment nos commentaires et alertes.

http://www.eaufrance.fr/docs/bsh/2011/11/bsh_2011-11.pdf

Nos Solutions :
- Agir vite, maintenant, tout remettre en question. Demain il sera trop tard !
- Il est trop tard pour stopper le dérèglement climatique mais pas pour apporter des solutions. Seule une politique concertée, des états et des décideurs économiques, peut agir pour ne pas amplifier ce phénomène qui n'est qu'à son début.
- Revoir à notre échelon Régional la politique et la gestion de la filière bois. (La filière bois sur le Plateau de Millevaches est responsable indirectement puisqu'elle applique la politique définie par les élus et les propriétaires forestiers. Elle est coupable directement car certains forestiers   ne respectent pas les recommandations sur la préservation des zones humides et des cours d'eau). Les plantations de résineux ont une responsabilité non négligeable sur l'ensablement des cours d'eau provoqué par le violent coup d'eau de la mi-décembre 2011 entrainant la destruction des frayères.
- Pour les autres régions de France, ce sont les types de cultures qu'il est nécessaire de revoir. Pour aller plus loin, ce sont la politique agricole et la politique forestière qui sont à revoir au niveau Européen et planétaire.
- Pour sauver ce qui peut encore l'être, il faudrait que les chefs d'états plus ou moins sous l'emprise des multinationales et des banquiers arrêtent immédiatement les activités les plus polluantes.
Par notre inconscience et le mépris de l'environnement, ce ne sont plus les Humains qui décident de leur avenir mais la Nature. Le dérèglement rapide du climat provoque des phénomènes climatiques dévastateurs que notre technologie ne peut enrayer.

Ne pas détruire la filière bois mais :
-
La faire évoluer et respecter l'environnement.
- Responsabiliser les propriétaires forestiers sur l'impact des plantations massives qui ne sont plus adaptées et néfastes pour l'environnement.
- Réduire les surfaces boisées en résineux, planter d'autres essences en respectant les zones humides.
- Transformer ce bois sur le Plateau, en faire venir d'autres régions.
- Une gare bois existe: la remettre en service serait plus économique et écologique que l'utilisation de camions.
- Organiser la filière bois est urgente : il est démentiel de faire circuler les camions à vide (50 %. des camions circulent à vide)
- Aménager et réhabiliter les sites capables de recevoir cette nouvelle économie créatrice de nouveaux emplois.
- Aider les entreprises régionales à se développer, les soutenir pour éviter leur fermeture.  

Ces solutions de bon sens permettent de :
- préserver l'environnement,
- dynamiser l'économie du Plateau de Millevaches,
- préserver l'eau, bien commun de l'Humanité,
- réduire le risque des accidents routiers,
- maintenir et créer de l'emploi,
- engendrer rapidement des économies et gains de productivité pour la filière bois,
- réduire le montant des impôts prélevés pour entretenir les routes.

Un arbre a un besoin journalier d'environ 200 litres d'eau, l'espace boisé sur le P.N.R de Millevaches en Limousin  (61 % de résineux) ne supporte plus une telle pression sur son milieu aquatique. Les résineux qui ne perdent pas leurs aiguilles consomment annuellement beaucoup plus d'eau que les feuillus.
L'année 2011, année de sécheresse et de grosses chaleurs fait que: l'ensemble des bassins versants de la Vienne, de la Vézère et de la Corrèze présentent de très gros déficits en eau, le Plateau de Millevaches est très touché. 
Les sols superficiels affichent maintenant un déficit marqué en eau, la végétation en a absorbée beaucoup pour sa croissance et l'évapotranspiration n'a pas compensé par des précipitations.
L'assèchement des sols par ce développement de la végétation et l'évaporation due à des températures élevées, accélèrent le processus de sécheresse.
Nous ne disposons que de rares  "nappes phréatiques " : Du fait de ce dérèglement climatique, il est urgent de replacer le Plateau dans les conditions qui lui permettent de rester un des châteaux d'eau de la France, le premier par sa situation géographique.

Revenir au pastoralisme avec davantage de prairies, rétablir des cultures vivrières, replanter des feuillus, faire appliquer les pratiques connues et respectueuses de l'environnement par l'ensemble de la filière bois, diversifier les élevages et donner des revenus décents aux éleveurs.
Remettre en état, déboiser les landes et les tourbières laissées à l'abandon ou qui ont été plantées "industriellement".
Mettre en place les trames vertes et bleues en utilisant les couloirs naturels que sont les cours d'eau.
Implanter des pôles industriels ou artisanaux " PROPRES" , pour créer de l'emploi, maintenir la vie et notre jeunesse sur le Plateau. 

Les résineux, par leur ombrage, détruisent la flore aquatique. Ils provoquent des recoupements des méandres ce qui produit des crues très rapides vers l'aval avec des ensablements tragiques pour la faune piscicole. Les vallées sont donc inondées plus fréquemment et plus violemment.

Informations 2011:
Les milieux biologiques aquatiques, les zones humides, les agriculteurs et éleveurs sont menacés par cette sécheresse.

 

vezere-etiage-2011-auteur-g-o.jpg petite-vezere-etiage-2011-auteur-g-o.jpg 

2011 année de sècheresse

La Vézère à gauche

La Petite Vézère à droite

 

 

Le plateau a soif, les résineux boivent !
Les plantations de résineux (des centaines de milliers peut être des millions d'arbres?) n'ont pas lieu d'être proches des zones humides et des cours d'eau. En cette ère de réchauffement climatique ces plantations massives et monospécifiques ne sont plus adaptées à ce nouveau climat et n'ont plus lieu d'être. Ces plantations captent l'eau et assèchent les tourbières avec les conséquences que nous pouvons tous observer : sources taries, rus à sec, ruisseaux et rivières à l'étiage, prairies desséchées, tout cela pour faire plaisir à des financiers.
Une gestion plus intelligente et responsable est à mettre en place et au plus vite pour éviter une catastrophe écologique pour sauver le Plateau de Millevaches, château d'eau de la France. L'eau est un bien commun qui doit être partagée.

Pourquoi s'entêter à produire artificiellement des essences surdensitaires lorsque le climat ne le permet plus. Les forestiers sont obligés d'utiliser des amendements et des produits phytosanitaires pour sauver la filière bois. Ces produits biocides entraineront à moyen terme des pollutions. Pollutions des sols et des eaux.

La seule espèce capable de s'autodétruire en toute connaissance de cause est l'espèce humaine, l'Homo Sapiens.
La nature sera encore là et de façon adaptée aux conditions climatiques quand nous n'y serons plus.
Si nous continuons à nous prendre pour des dieux, nous disparaîtrons très vite. (réfléchissez, réfléchissons)les-effets-du-rechauffement-climatique-sur-les-resineux.jpg

Manque d'eau, hylobe ou les deux ?

Récapitulatif de l'année 2011:
Une année dramatique sur le Plateau de Millevaches pour les éleveurs, les zones humides, la faune aquatique et piscicole.

La sécheresse:
11 mois de sécheresse sur les prairies, les zones humides, les tourbières avec des étiages importants des cours d'eau. Les lits de ces cours d'eau étaient noirâtres du limon déposé sur les fonds, étouffant la microfaune et la flore aquatique.
Grâce à quelques pluies, les cours d'eau ont toujours été alimentés. Seuls les rus et sources sont restés en assec sur plusieurs mois.
Les poissons se sont retrouvés en situation de stress : manque d'eau, eau trop chaude, manque d'oxygénation et fragilisés face aux prédateurs.
Le coup d'eau de la fin d'année 2011.

vezere-a-bugeat-le-16-novembre-2011-ht-193-cm.jpgsable-vezere-mars-2012-arvis.jpg

 

 

 

 

 

Après ces 11 mois sans précipitations significatives, les cours d'eau ont côtoyé le niveau d'étiage ou ils se sont retrouvés en étiage.
La première observation avérée de ce violent coup d'eau est un ensablement très important. Le sable est visible en quantité sur le haut des berges qui étaient submergées.
Des conséquences dramatiques pour 2012.
Ce violent coup d'eau est arrivé en période de frai. Nous avons constaté la destruction des frayères : il n'y aura donc pas de juvéniles en 2012. La modification des fonds aura aussi des conséquences dramatiques sur la faune aquatique (les petites bêtes, les macro-invertébrés benthiques) qui sont un maillon essentiel à la chaîne alimentaire des poissons.

L'année 2012
L'année 2012 s'engage comme 2011, les niveaux de janvier étaient corrects voire hauts;  ceux de février ont baissé très vite, trop vite, ils sont bas pour la saison. Les tourbières trop sollicitées ne joueront pas leur rôle pendant les mois d'été. Les niveaux de Mars sont très bas et à la baisse, l'eau de la fonte des neiges est épuisée.

Au 23 mars le niveau de référence est de 49 cm.  (au 01 avril 2011 le niveau était de 44 cm, niveau qui a été la moyenne du mois)

Notre référence de relevé de niveau : l'échelle limnimétrique de Bugeat placée dans le lit de la Vézère sous le pont de la D 979.
Vous pouvez suivre les fluctuations du niveau de référence sur notre page: La Vézère.

A la fin de ce premier trimestre 2012 la France manque d'eau, le Plateau de Millevaches est touché par cette pénurie.
Les précipitations du mois d'avril permettent aux écosystèmes spécifiques du plateau de retenir une petite partie de cette eau.
Cette eau, par ruissellement sur les sols secs des plantations forestières ( + de 61 % de résineux qui agissent comme des parapluies ) augmente l'érosion et est très vite évacuée par les fortes et courtes crues des cours d'eau. 

Le mois d'avril très arrosé a stoppé l'effet négatif de la sécheresse printanière du Plateau. La pluviométrie très importante, trop important sur une si courte période noie les prairies ce qui pose des problèmes aux éleveurs. Elle provoque une érosion des sols importante avec des crues violentes. La hauteur d'eau maximum relevée à Bugeat a été de 1,77 m.

1-61-m-vezere-bugeat-24-04-2012.jpg

 

 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×